Est-ce que tes peurs te paralysent ?

Est-ce que je suis la seule qui se souvient de la crise du passage de 1999 à l’an 2000 ?

On avait vécu une vraie crise de panique au Canada (et ailleurs) qu’on avait surnommée « le bug de l’an 2000 » alors qu’on craignait un problème avec tout ce qui concernait les systèmes informatiques. Si jamais tu veux faire un petit retour dans le passé, clique sur le lien ci-dessous

Il y a déjà 20 ans de cela et nous nous sommes alarmés pour rien, car nos systèmes informatiques ont réussi à tenir le coup. À l’époque, on ne parlait que de cette crainte à la télévision, à la radio et dans les journaux. Les gens faisaient même des provisions, car ils avaient peur de ne pouvoir s’approvisionner en nourritures, en eau et aussi en argent. Cette peur se répandait très rapidement, et comme la plupart des gens y croyaient, ils vivaient dans l’inquiétude et dans la crainte.

Cependant, rien de ce qui avait été prédit n’est arrivé. 

Voilà donc l’exemple parfait qui illustre bien que beaucoup de nos peurs, ou des peurs que les gens nous transmettent ne se réalisent jamais. Sais-tu, en fait, que 91,4 % de nos peurs ne se réalisent pas1 ?

Il est très clair qu’on est bons en titi pour se conter des peurs !!! 

Ce que tu ne sais peut-être pas, par contre, c’est tout le dommage que cela fait subir à ton corps à long terme, si tu vis constamment dans la peur.

Il est tout à fait normal d’avoir peur s’il y a une raison valable. Par exemple, si tu vois ton enfant traverser la rue et que tu constates qu’une auto arrive à toute vitesse, tu réagiras prestement en allant chercher ton enfant dans un temps record, pour traverser la rue ou revenir d’où il partait. Dans ce cas, la peur t’a parfaitement servie et t’a donné l’énergie nécessaire pour réagir en toute vitesse et sauver la vie de ton enfant. 

Ça, c’est une peur qui active ton système nerveux sympathique qui, en retour, produit une hormone importante qu’on appelle adrénaline qui est sécrétée par les glandes surrénales. Et c’est grâce à cette adrénaline que tu as eu l’énergie et la force de réagir sans même avoir à y penser. Parfois, il peut même s’agir d’une force hors du commun.

C’est magnifique que notre corps soit fait ainsi. Le gros problème cependant, c’est qu’aujourd’hui les gens se retrouvent continuellement dans cet état physique, alors qu’il n’y a aucune réelle urgence, mais plutôt des peurs incontrôlables, des angoisses, des soucis et des situations stressantes qui activent notre système nerveux sympathique qui lui passe en mode d’action. Bien sûr, ceci a de lourdes conséquences sur notre organisme, car cela épuise le corps et c’est un élément qui augmente l’inflammation à long terme.

Il est donc très important de s’arrêter pour prendre conscience de ce qui affecte notre corps, et de réaliser qu’on peut choisir de réagir autrement.

Je suis bien consciente que c’est difficile de contrôler nos peurs et nos pensées, mais je sais aussi que c’est un exercice qui est possible et réalisable avec la patience et la constance. D’ailleurs, la méditation de pleine conscience est un moyen excellent pour aider à réduire ou contrôler les peurs.

Donc, la prochaine fois que tu te retrouveras dans une situation où tes peurs, ou ton angoisse, prendront le dessus sur ton organisme, rappelle-toi de ce texte et respire profondément pour ainsi aider ton corps de se remettre en mode de système nerveux parasympathique, qui fait tout le contraire de ce que fait le système sympathique (celui qui s’active en situation de stress), c’est-à-dire passer en mode relax !

Santé et bien-être,

Anne

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Photo by  Alexander Krivitskiy on Unsplash

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